De la Naissance à nos jours
Naissance en 1882
Le chef Mr Arthur Grosbois, réunit un groupe de musiciens et donna le premier concert public à la fête patronale du mois d’août.
Bientôt constituée officiellement, sa naissance fût reconnue par l’arrêté préfectoral du 03 février 1884 qui autorisa « l’association civile organisée dans la commune de Bellegarde sous la dénomination de fanfare de Bellegarde ».
C’était alors une fanfare de 36 exécutants soutenue financièrement par 94 membres honoraires.
La Belle Epoque
Sous l’impulsion de Mr Arthur Grosbois, la société augmenta rapidement son effectif et son niveau artistique, devenant ainsi une des meilleures sociétés départementales. Chaque année, une récompense sanctionna les efforts inlassables du chef et de ses musiciens.
A cette époque, la société pouvait se permettre de nombreux déplacements. La fanfare de Bellegarde concourut en 1884 à Orléans, en 1885 à Chartres, en 1886 à Vierzon, en 1887 au Havre, en 1888 à Grenoble, puis à Poitiers, Genève, Lorient, Ostende et Bruxelles. Le plus beau voyage eut lieu au concours international de Turin.
Vers 1900, Mr Auxence Michaux devint chef de la fanfare de Bellegarde, ce fût lui qui forma le pupitre de saxophones et de clarinettes, transformant Ia fanfare de Bellegarde en harmonie. Elle prit à cette époque le nom de « Société Musicale de Bellegarde du Loiret ». Sous sa direction, la nouvelle Société participa à de nombreuses manifestations artistiques, concours et festivals, et remporta de nombreux prix au cours de ses voyages.
Dotée d’un uniforme comprenant ohaho, à plumet tricolore semblable à celui des Saint-Cyriens, veste en drap bleu avec brandebourgs et col en celluloïd, pantalon blanc, nos artistes Bellegardois avaient certainement fière allure.
C’est dans cette tenue d’apparat qu'au 14 juillet la société musicale encadrée par la subdivision des sapeurs pompiers, également en grande tenue, c'est-à-dire avec fusil, casque à chenille et sabre, prenait le départ à 5 heures du matin pour le réveil, faisant le tour du pays déjà parcouru la veille pour la retraite aux flambeaux. A 14h00, le même parcours recommençait pour la troisième fois, cette fois avec les enfants des écoles et les autorités locales. Le soir, quatrième circuit, toujours avec le même apparat, clôturait cette manifestation.
Seule, la bannière retrace la période antérieure à 1914. Les innombrables médailles et palmes qui la décorent et l’alourdissent, témoigne des succès passés.
Renaissance
En 1918, une explosion détruisit une partie de la commune. Au cours du sinistre, toute trace du répertoire et des diplômes, souvenirs des récompenses passées furent anéantis.
La société musicale, cruellement touchée par la première guerre mondiale, fut relevée à grand peine par Mr Auxence Michaux, qui se dévoua sans compter. Sa santé ne lui permettant pas de poursuivre sa tâche de chef de musique, il laissa la baguette à Mr Ernest Asselineau qui, comme son prédécesseur, conduisit la musique à maints concours et festivals, après avoir réparé de son mieux les ravages considérables de quatre années de guerre.
En 1929, la société participa au concours de Marseille, puis à celui de Brest, et à de nombreuses autres manifestations, témoignant d’un regain de vitalité jusqu’en 1939.
La seconde guerre mondiale a touché une nouvelle fois cruellement la société. Seuls quelques vieux compagnons se réunissent, et avec leur chef, refusent de ne plus exister. C’est par eux, environ une dizaine qui ont eu la foi que la société a survécu.
Le soutient
En 1946, Mr Philippe Joseph est nommé chef de la musique et en deux ans, 25 élèves grossissent le noyau des plus anciens. La musique a repris un nouvel essor, car Mr Robert Placier, a formé la même année une équipe qui soutient la musique dans l’exécution des concerts, défilés ou cérémonies patriotiques. Celui-ci deviendra chef quelques années plus tard.
Ce seront ensuite Edilbert Douard, Jean Goldys, Gabriel Raclet, qui vont se succéder à la tête de l’harmonie.
En 1985 L’école de musique est créée et Laurent Juranville prend la direction de celle-ci ainsi que celle de l’harmonie assisté de Guy Cousin comme sous directeur.
En 1990 Edmond Fantaisie le remplace pour une courte durée.
En 1991, Francis Lecointe va reprendre le flambeau assisté de Nicolas Burgevin tout en assurant la direction de l’école de musique. Les rangs de l’école de musique s’étoffent ainsi que ceux de l’harmonie. Il y aura jusqu’à une soixantaine de musiciens à la société musicale. La société se fera classer et participera à nouveau à des concours à Brecey (en Normandie), à Chelles (en seine et marne) d’où elle reviendra classée en première division première section.
Les temps modernes
Après le départ de Francis en 2004, Tristan Camus reprend la double place de directeur de la SMB et de l’école de musique. Il dirigera avec talent la société musicale qui comptera alors une trentaine de musiciens l’école de musique ayant quand à elle 80 élèves.
Malheureusement les instruments d’harmonie ont moins le vent en poupe et attire moins les jeunes.
Le répertoire s’est cependant modernisé donnant plus de place aux musiques Pop, variété ou musiques de film afin de donner un certain attrait aux jeunes musiciens.
De 2015 à 2016, Isabelle Chenot prend la succession de Tristan à la direction de l’orchestre. Ancienne élève de l’école de musique de Bellegarde, devenue professeur de Flûte et de Formation musicale dans les communes environnantes son passage sera furtif mais aura marqué les esprits des musiciens et musiciennes dans un milieu très masculin !
Elle ne pourra continuer, suite à l’obtention de son prix de flûte traversière et de son accession à un poste dans un grand orchestre Allemand.
Depuis 2016, Thomas KIMPE remplace Isabelle à cette même direction. Professeur de saxophone, Piano et Formation Musicale dans diverses écoles du Nord Loiret, il attache beaucoup d’importance à la pérennité des Sociétés Musicales et écoles de musique de nos villages.
Il continue de proposer un répertoire moderne et attrayant, participant aux diverses manifestations (cérémonies, fêtes historiques, carnavals,...) tout en ayant pour projet de renforcer les pupitres fragiles en nombre. Le nombre de musiciens est stable depuis 2 ans avec 25 membres.
Le travail en concertation avec Tristan Camus et l’école de musique est très présent notamment grâce à un bureau très dynamique pour chaque association.
L’existence même de ces deux entités culturelles ne serait pas, sans un attachement et un fort soutient de la commune et de ses élus!